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Il est possible de classer les matières dangereuses dans les catégories suivantes, en fonction des risques qu’elles posent : explosifs ; gaz comprimés, y compris gaz toxiques ou inflammables ; liquides inflammables ; solides inflammables ; substances oxydantes ; matières toxiques ; matériel radioactif ; et substances corrosives.

Les activités d’un client ou d’une entreprise dans laquelle l’institution investit peuvent impliquer la production, la manipulation, le stockage et l’utilisation de grandes quantités de matières dangereuses, ce qui peut donner lieu à des déversements non contrôlés de telles matières ou à des accidents si les mesures nécessaires pour éviter les accidents – incendies, explosions, fuites ou déversements – ne sont pas en place ou si le client/l’entreprise n’a pas de plan d’intervention en cas d’urgence. Le client/l’entreprise doit veiller à mettre en place des mesures de prévention et de contrôle pour protéger le lieu de travail et les communautés avoisinantes contre les matières dangereuses utilisées dans une installation. Les mesures de prévention et de contrôle les plus courantes sont les suivantes :

  • Utilisation de matières non dangereuses. Éviter ou réduire l’emploi de matières dangereuses en utilisant à leur place des matières non dangereuses. Par exemple, des matières non dangereuses peuvent être utilisées à la place de l’amiante dans les matériaux de construction, des PCB dans le matériel électrique, des polluants organiques persistants (POP) dans la composition des pesticides, et des substances appauvrissant la couche d’ozone dans les systèmes de refroidissement.
  • Prévention des déversements et planification des contrôles. Lorsqu’ils manipulent des matières dangereuses, les clients/ entreprises dans laquelle l’IF investit doivent mettre au point des procédures et pratiques qui lui permettent d’intervenir rapidement et efficacement en cas d’accident. S’il existe un risque de déversement de matières dangereuses, les installations doivent dresser un plan pour prévenir les déversements, les maîtriser et y faire face, prévoyant une formation à la prévention des déversements et des séances d’entraînement pour les membres clé du personnel, des programmes d’inspection et des structures de confinement secondaires.
  • Programmes de communication et de formation portant sur les risques. Le personnel doit être en mesure de reconnaître les risques chimiques sur le lieu de travail et d’intervenir en conséquence. Il doit aussi bien comprendre les aspects concernant l’identification des risques que les procédures d’utilisation et de manutention des matières dans de bonnes conditions de sécurité. Il convient également de fournir des équipements de protection individuelle (EPI) adaptés (chaussures, masques, tenues de protection et lunettes de sécurité), des salles de douche et des postes de lavage de yeux en cas d’urgence, des systèmes de ventilation et des installations sanitaires.
  • Transfert de matières dangereuses. Les déversements non contrôlés de matières dangereuses peuvent être dus à l’accumulation de facteurs d’envergure limitée, ou bien à des défaillances d’équipements plus importantes dans le cadre de certaines opérations, par exemple les transferts manuels ou mécaniques des matières entre les aires de stockage ou les aires d’exploitation. Les déversements de matières dangereuses peuvent être évités grâce à l’utilisation de raccords, conduites et flexibles adaptés, ainsi qu’à leur inspection et leur entretien réguliers, et à l’utilisation de dispositifs de confinement secondaire.
  • Protection contre les débordements. Le sur-remplissage des conteneurs et des réservoirs, l’une des causes les plus fréquentes de déversements donnant lieu à une contamination du sol et de l’eau, est un problème facile à éviter.
  • Prévention des réactions, incendies et explosions. Il importe de gérer les matières réactives, inflammables et explosives afin d’éviter des réactions ou conditions non contrôlées qui pourraient causer un incendie ou une explosion. Les substances incompatibles (acides, bases, matières inflammables, oxydants, produits chimiques réactifs) doivent être stockées dans des locaux distincts et comportant des dispositifs de confinement séparant les différentes aires de stockage.
  • Confinement secondaire. L’utilisation d’un confinement secondaire est un aspect crucial de la prévention de déversements accidentels de liquides dangereux durant leur stockage et leur transfert. Des structures de confinement secondaires adaptées peuvent être, notamment, des digues, des talus, ou des murs permettant de contenir le volume le plus élevé des deux suivants : 110 % du réservoir le plus grand, ou 25 % du volume total des réservoirs au sol ayant un volume supérieur à 1 000 litres ; elles doivent être construites avec un matériau imperméable et résistant aux produits chimiques.
  • Réservoirs de stockage souterrains. Bien que le stockage souterrain de matières dangereuses présente de nombreux avantages pour l’environnement et la sécurité, notamment en réduisant les risques d’incendie ou d’explosion, ainsi que l’échappement de vapeur dans l’atmosphère, des fuites peuvent se produire, sans être détectées pendant de longues périodes, avec tous les risques de contamination du sol et de la nappe phréatique que cela comporte.
  • Utilisation de pesticides. Lorsque des pesticides sont utilisés dans le cadre de la lutte antiparasitaire, il convient d’employer des produits à faible toxicité pour l’homme et ayant des effets minimes sur les espèces non visées et sur l’environnement. Leur conditionnement doit être sûr, clairement étiqueté pour une utilisation sans risque et appropriée, et ils doivent être produits par une entité agréée. Les méthodes de manipulation, de stockage, d’application et d’élimination des pesticides doivent être conformes aux meilleures pratiques internationales (Code international de conduite pour la distribution et l’utilisation des pesticides de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture). Il convient de ne pas utiliser les pesticides figurant sur la liste des produits extrêmement dangereux, très dangereux et modérément dangereux dans la classification des pesticides recommandée par l’Organisation mondiale de la Santé.

Dans la mesure du possible, les clients d’une institution financière et les entreprises dans lesquelles elle investit doivent réduire l’utilisation – et, partant, les risques de déversement ou de rejet – de matières dangereuses dans leurs installations. Une institution financière peut aider ses clients et les entreprises dans lesquelles elle investit à identifier des opportunités environnementales.


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